Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! Les habitants de la planète Mars nous font-ils des signaux ? Question angoissante qui se pose à nous périodiquement et ne semble pas près d’être résolue. Tout récemment, au cours d’un voyage d’études dans la Méditerranée, Marconi et plusieurs ingénieurs constatèrent que les appareils radio-électriques de réception enregistraient des trains d’ondes très réguliers et d’une longueur inusitée. Cette longueur atteignait jusqu’à 150 kilomètres. Or, tousContinuer la lecture « Mars et les Martiens »

PREMIER ACTE — LES ÉTRANGLEURS DE HERNIES (La scène représente le refuge des bandits tragiques.) PREMIER BANDIT TRAGIQUE. — Depuis que nous assassinons les gens en étranglant leurs hernies, nous pouvons opérer en toute sécurité. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Les médecins concluent à la mort accidentelle de nos victimes. TROISIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Notre procédé est de tout repos, mais il nous force à ne choisir notre clientèle que parmi les hernieux. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Cela nous oblige à de longues et pénibles enquêtesContinuer la lecture « Un crime sans précédent — Caju (1912) »

Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! La science apporte constamment des espérances nouvelles à l’humanité, et fait travailler sans cesse l’imaginaire des hommes. Chacune de ses découvertes émeut ces chercheurs d’avenir, ces « anticipateurs », comme on les a désignés d’un nom nouveau, ces écrivains, ces artistes qui se plaisent à concevoir les possibilités de demain d’après les découvertes d’aujourd’hui, ces visionnaires qui furent, parfois, tel notre grand Jules Verne, des prophètesContinuer la lecture « Anticipations »

En pénétrant, Alain et moi, sur le quai de la gare de Chamonix, nous fûmes émerveillés : le soleil, jouant comme avec un réseau sur le fin solénoïde noyé dans les tubes en plastec transparent où se mouvaient les cars magnétiques, y faisait naître des myriades de petits arcs-en-ciel du plus ravissant effet. De minute en minute, les cars avalaient ou dégorgeaient des cargaisons de touristes. Nous prîmes place dans un des cars de luxe réservés aux alpinistes d’élite et attendîmes le départ. * *     * EnContinuer la lecture « Une course en 1998 — Marcel Renaudie (1946) »

Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! L’attirance que les mystères du pôle ont exercée de tout temps sur les esprits aventureux s’était un peu calmée pendant la guerre. Elle se manifeste aujourd’hui avec une force nouvelle. Le capitaine Amundsen, le premier homme qui atteignit le pôle Sud, se livre en ce moment à des explorations en vue d’atteindre également le pôle Nord ; le lieutenant Shackleton, dont on connaît les glorieusesContinuer la lecture « Vers le pôle »

POISONS et EMPOISONNEMENTS D’AUTREFOIS Fréquence des empoisonnements féminins — Pourquoi la femme a recours au poison — Le principal motif des empoisonnements dans l’antiquité et à Rome — Comment on pratiquait l’empoisonnement — Légende et vérité — La fable du livre empoisonné et la mort de Charles IX — Les invraisemblances du procédé — Les vêtements empoisonnés — La tragique histoire de M. de Poulaillon — Comment agissait la chemise empoisonnée — Les gants parfumés — Comment agissaient-ils ? — Invraisemblance de la légende — CeContinuer la lecture « La tisane des maris : empoisonneuses d’autrefois »

Au coin de la rue de Malte et de l’avenue de la République, dans un hangar qui servit jadis d’abri à la guillotine, les époux Caron avaient depuis de longues années installé un débit de vins fréquenté par les pires gredins des deux sexes. Caron mort, on conseilla à sa femme de vendre la maison ; on lui représentait combien, à son âge, il était dangereux d’avoir affaire à une telle clientèle, mais elle en riait, prétendant pouvoir suffire seule à la besogne et affirmant qu’unContinuer la lecture « Le crime de la rue de Malte »

Les plus ignares habitants de la planète surent enfin, vers l’an 2150 après Barrabas, comment il fallait s’y prendre pour parvenir. Ce n’était pas bien compliqué. Pour parvenir, il suffisait de faire parler de soi. À ceux dont on parle vont honneurs, gloire et fortune. On s’aperçut aisément, au vingt-deuxième siècle — et même auparavant — qu’il n’était pas très difficile de faire parler de soi : il n’y avait qu’à être vainqueur dans l’un des mille concours, matches, records et acrobaties diverses dont les journauxContinuer la lecture « In the world… — Jean Rameau (1930) »

La République qui vient de disparaître dans une catastrophe qui coûta la vie au Capitaine Marchal, au lieutenant Chauré et aux adjudants Vincenot et Réau, était du type des dirigeables militaires construits par MM. Lebaudy dans leurs ateliers de Moisson. Frère jumeau de la Patrie qui naguère fût, aux environs de Verdun, emportée par un coup de vent, la République était en service depuis le 14 juillet dernier. On se rappelle combien, à la revue de Longchamp, furent admirées ce jour-là l’aisance et la majestéContinuer la lecture « La catastrophe du dirigeable République »

Je m’étais couché très tard et je dormais, depuis je ne sais combien d’heures, d’un sommeil particulièrement agité, quand, soudain, l’huis de ma chambre résonna sous de multiples coups, frappés avec une violence extraordinaire. En même temps, une voix inconnue vociférait du dehors : — Holà ! le vieux, ouvre-moi ou j’enfonce ta porte !… Comme il n’y avait pas de vieux dans ma maison, — du moins à ma connaissance, — je pensai que mon irritable visiteur devait sûrement se tromper. Aussi, pour aller l’en convaincre, tentai-jeContinuer la lecture « Mon bicentenaire — Henri Jousset (1914) »