Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! Parmi les immeubles que l’achèvement du boulevard Haussmann condamne à la démolition prochaine, il en est un que beaucoup de Parisiens ne verront pas disparaître sans un sentiment de regret. C’est celui où, tout enfants, ils eurent une première révélation des mystères de la physique amusante, celui où se trouvait le théâtre de Robert-Houdin. Robert-Houdin… Avec la disparition de la petite scène où seContinuer la lecture « Robert-Houdin, le prince des prestidigitateurs »

D’après les nouvelles qui nous viennent de Roumanie, la police de Kichinev, en Bessarabie, vient d’arrêter un mendiant connu dans la ville sous le nom de Léonidas Adazki. Il se faisait passer pour un unijambiste et atteint d’une très grave maladie ; mais d’autres mendiants, jaloux, le dénoncèrent comme un imposteur. Léonidas n’était pas seulement un imposteur. Après l’avoir arrêté et emprisonné, on fit des perquisitions dans ses principaux repaires. Et c’est ainsi que l’on découvrit qu’il était à la tête d’une bande de voleurs. Adazki,Continuer la lecture « Un mendiant chef de brigands… et millionnaire »

Emmitouflés d’épaisses fourrures, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne, Ottar Wallens, le géologue, et Olaf Densmold, l’astronome, avançaient lentement sur le champ de glace. Devant eux, à une cinquantaine de mètres, le traîneau conduit par Kobyak, un Indien de l’Alaska, glissait sur la plaine blanche. Et puis, c’était le néant : neige gelée, blocs de glace, ciel gris, sans reflet. Pas un souffle d’air, mais une température de 28 degrés au-dessous de zéro. Les trois hommes – le géologue, l’astronome et l’Indien –Continuer la lecture « Le messager de la planète, José Moselli (1925) »

Pendant une dizaine de siècles, tout ira de mieux en mieux. L’industrie surtout marchera à pas de géant. On commencera d’abord par épuiser tous les gisements de houille ; puis toutes les sources de pétrole ; puis on abattra toutes les forêts ; puis on brûlera directement l’oxygène de l’air et l’hydrogène de l’eau. A ce moment-là il y aura sur la surface du globe environ un milliard de machines à vapeur de mille chevaux en moyenne, soit mille milliard de chevaux-vapeur fonctionnant nuit et jour. Tout travailContinuer la lecture « La fin du monde, Mérinos (Eugène Mouton), 1872 | Partie 2 »

Et le monde finira par le feu De toutes les questions qui intéressent l’homme, il n’en est pas de plus digne de ses recherches que celle des destinées de la planète qu’il habite. La géologie et l’histoire nous ont appris bien des choses sur le passé de la Terre : nous savons au juste, à quelques millions de siècles près, l’âge de notre globe ; nous savons dans quel ordre les développements de la vie se sont progressivement manifestés et propagés à sa surface ; nous savons àContinuer la lecture « La fin du monde, Mérinos (Eugène Mouton), 1872 | Partie 1 »

Cette nuit-là, l’étoile se leva plus tard, car son mouvement vers l’est l’avait quelque peu entraînée du Lion vers la Vierge, et son éclat était si intense que le ciel prit une teinte d’un bleu lumineux à mesure qu’elle se levait, et les planètes s’effacèrent tour à tour, sauf Jupiter près du zénith, Capella, Aldébaran, Sirius et les Chiens de l’Ourse. Elle était très blanche et belle. En maints endroits du monde, on vit, cette nuit-là, un halo pâle qui l’encerclait. Elle devenait sensiblement plusContinuer la lecture « L’Étoile, H.G. Wells (1897) — Partie 2 »

Le premier jour de l’année nouvelle, trois observatoires signalèrent, presque simultanément, le désordre survenu dans les mouvements de Neptune, la plus éloignée des planètes qui gravitent autour du Soleil. En décembre déjà, Ogilvy avait alerté l’opinion sur un ralentissement suspect de sa vitesse. Une telle nouvelle était peu faite pour intéresser un monde ignorant majoritairement l’existence même de Neptune, si bien que, en dehors de la communauté des astronomes, la découverte ultérieure d’une faible et lointaine tache lumineuse dans la région troublée ne causa aucuneContinuer la lecture « L’Étoile, H.G. Wells (1897) — Partie 1 »