Le diamant vert vient d’arriver à Londres. Il n’a pas encore de nom, car on l’a trouvé tout dernièrement au Transvaal. Ce n’est que le diamant vert, un diamant tout menu, un diamant minuscule à côté du Cullinom, qui pèse 516 carats, et même du Régent, qui n’en pèse que 136. Le diamant vert ne pesait que cinq carats à l’origine : la taille l’a réduit à un seul, à un pauvre petit carat… Vous avez mieux que cela, n’est-ce pas, Madame, à votre doigt etContinuer la lecture « Les pierres fatales »

Lire l’épisode précédent II   Les soldats attachent des lampions à des mâts le long des chemins de ronde. On hisse des drapeaux pleins de noms de victoire. Les vétérans agacent les singes rapportés d’Asie par les troupes du commandant de Chaclos qui fêtent, ce soir-là, leurs succès aux pays d’Orient. Le fort contient mille animaux singuliers, des chiens dépourvus de tout poil, des bouquetins apprivoisés, des perruches loquaces habiles à réciter les poèmes des barbares. On a construit des trophées avec des armes étranges,Continuer la lecture « Le Conte futur, Paul Adam (1893) — Partie 2 »

I   Philippe pressentit dans les lettres de son oncle le dessein d’unir Philomène au commandant de Chaclos. L’angoisse extrême qui le prit alors au cœur l’étonna d’abord. Sa cousine comptait cinq ans de plus que lui. En outre, elle avait un caractère grave, et elle agréerait certes mal les turbulences du cornette aux Guides qu’il était. Mais, à l’encontre de ces raisonnements et à mesure que le colonel, par sa correspondance, dissipait l’espoir d’une négation, Philippe apprit à connaître la douleur. L’image de laContinuer la lecture « Le Conte futur, Paul Adam (1893) — Partie 1 »

Tous les Français ont vécu des jours de poignante angoisse en attendant des nouvelles, rares autant que contradictoires, du grand dirigeable emporté par la tempête à travers les infinis du ciel africain. Tous ont également ressenti les anxiétés de l’équipage luttant jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Pendant les quelques jours qui précédèrent la douloureuse nouvelle de la perte du Dixmude, une angoisse secrète plana sur tout le pays. Le sort du grand croiseur aérien préoccupait tous les esprits. On n’avait plus guère d’illusions, mais on s’efforçaitContinuer la lecture « L’agonie du « Dixmude » »

Il n’est question actuellement que de l’invention d’un ingénieur anglais, M. Grindell Matthews : le rayon thermique qui tue à distance et qui arrête le mouvement des moteurs, dans une zone de rayonnement encore restreinte mais susceptible de devenir considérable. M. Grindell Matthews affirme avoir découvert — ce sont ses propres paroles — un rayon électrique capable de détruire dans un espace donné toute trace de vie. « Je puis, ajoute-t-il, mettre le feu à tous les explosifs connus, et, avec la quantité de puissance nécessaire fondreContinuer la lecture « Le rayon qui tue »

La fusée lumineuse, parcourant trois cent mille kilomètres à la seconde, continuait de traverser les espaces interstellaires. — La terre ! annonça la femme qui observait de la cabine de la fusée, nous allons revoir la terre. — Après sept ans et quatre mois d’absence, dit l’homme. — Si les conséquences tirées de la théorie d’Einstein se réalisent, reprit la femme, nous devons trouver un changement considérable sur notre planète puisque, selon lui, le temps écoulé n’est pas le même pour les individus qui se déplacentContinuer la lecture « Retour des autres mondes - René le Cœur (1936) »