Lire le premier épisode La paralysie sociale commence. La grève des postes, le sommeil de l’admirable système nerveux que sont le télégraphe et le téléphone a enrayé d’abord la vie financière ; les affairistes de la Bourse, les banques, les maisons de crédit ont perdu des millions. Aux premiers jours, quand la grève était limitée aux postiers, ils ont, plus mal que bien, organisé des services postaux particuliers. Mais les difficultés se sont multipliées avec le développement de la crise, qu’ils avaient supportée d’abord avec assezContinuer la lecture « Que nous réserve la révolution de demain ? — Émile Pouget, 1909 (Partie 2) »

Émile Pouget, « Que nous réserve la révolution de demain ? », in Touche à tout, n°6 à n°8, juin-août 1909   Que nous réserve la révolution de demain par Émile Pouget, de la C.G.T. Avec une certitude ingénue, d’enthousiastes prophètes nous annoncent l’approche des temps nouveaux. Passant même des paroles aux actes, ils profitent de la moindre occasion favorable pour esquisser leur rêve de chambardement. Chaque fois qu’ils ont réussi à mettre quelque désordre dans la vie sociale et à rendre un peu plus rude l’effort des bravesContinuer la lecture « Que nous réserve la révolution de demain ? — Émile Pouget, 1909 (Partie 1) »

Lire le troisième épisode VII À quoi bon comparer toujours ce qui se passe sous ce régime infect à ce qui se passera dans des milieux salubres ? Est-ce que les fenêtres fermées à la neige d’hiver ne s’ouvrent pas toutes grandes aux haleines chaudes de l’été ? Est-ce que les âges de la vie ont les mêmes besoins, les mêmes aptitudes ? Ne nous arrêtons donc plus à des arguments oiseux. Est-ce que les besoins nouveaux, les aptitudes nouvelles, ne sont pas, à leur tour, les sourcesContinuer la lecture « L’Ère nouvelle, Louise Michel (1887) — Partie 4 »

Lire le second épisode V Rien n’est inutile dans la nature : pas plus que les bourgeons printaniers qui couvrent les arbres en avril, les sens nouveaux qui gonflent les cerveaux des foules ne resteront sans germe et ne germeront en vain. Remarquez ceci : la plupart des grévistes soit de Decazeville, soit du Borinage, ne savaient un mot de socialisme ; les mots de Liberté ou d’Égalité, qu’ils épellent au fronton des édifices, ne leur disaient rien. Mais ils ont jeté des effluves si chaudes, ces mots-là,Continuer la lecture « L’Ère nouvelle, Louise Michel (1887) — Partie 3 »

Lire le premier épisode III — Le Capital ! dit-on avec un respect craintif, — on parle de détruire le capital ! Hein ? … Ah ! Il y a longtemps que la raison, que la logique en a fait justice du Capital : est-il d’essence supérieure au travail et à la science ? Supposez des Rothschild quelconques, possédant toutes les mines d’or et de diamants de la terre, qu’en feraient-ils sans les mineurs ? Qui donc extrairait l’or du sable, le diamant de la gemme ? Donnez aux exploiteurs des carrières deContinuer la lecture « L’Ère nouvelle, Louise Michel (1887) — Partie 2 »

I Pareil à la sève d’avril, le sang monte au renouveau séculaire dans le vieil arbre humain (le vieil arbre de misère). Sous l’humus des erreurs qui tombent pour s’entasser pareilles à des feuilles mortes, voici les perce-neige et les jonquilles d’or, et le vieil arbre frissonne aux souffles printaniers. Les fleurs rouges du joli bois sortent saignantes des branches ; les bourgeons gonflés éclatent : voici les feuilles et les fleurs nouvelles. C’est une étape de la nature. Cela deviendra les fourrés profonds où s’appelleront lesContinuer la lecture « L’Ère nouvelle, Louise Michel (1887) — Partie 1 »

Lire le deuxième épisode III   Or, cela était fort grave, parce qu’on redoutait comme prochain l’immense conflit des nations du Nord, attendu et préparé patiemment depuis plus de trente années. Des signes certains de bataille commençaient à paraître dans le ciel et dans les propos des diplomates. On atteignait aux premiers jours du printemps ; et le printemps paraissait, de l’avis de tous les hommes de guerre, le moment le meilleur pour susciter le massacre mutuel des peuples. On redoublait d’activité dans les arsenaux etContinuer la lecture « Le Conte futur, Paul Adam (1893) — Partie 3 »

Lire l’épisode précédent II   Les soldats attachent des lampions à des mâts le long des chemins de ronde. On hisse des drapeaux pleins de noms de victoire. Les vétérans agacent les singes rapportés d’Asie par les troupes du commandant de Chaclos qui fêtent, ce soir-là, leurs succès aux pays d’Orient. Le fort contient mille animaux singuliers, des chiens dépourvus de tout poil, des bouquetins apprivoisés, des perruches loquaces habiles à réciter les poèmes des barbares. On a construit des trophées avec des armes étranges,Continuer la lecture « Le Conte futur, Paul Adam (1893) — Partie 2 »

I   Philippe pressentit dans les lettres de son oncle le dessein d’unir Philomène au commandant de Chaclos. L’angoisse extrême qui le prit alors au cœur l’étonna d’abord. Sa cousine comptait cinq ans de plus que lui. En outre, elle avait un caractère grave, et elle agréerait certes mal les turbulences du cornette aux Guides qu’il était. Mais, à l’encontre de ces raisonnements et à mesure que le colonel, par sa correspondance, dissipait l’espoir d’une négation, Philippe apprit à connaître la douleur. L’image de laContinuer la lecture « Le Conte futur, Paul Adam (1893) — Partie 1 »

Lire le quatrième épisode V La femme aux perles Quinze jours après, les journaux annonçaient qu’une mission, pilotée par Travel et dirigée par le docteur Corneloup, allait entreprendre une exploration des régions polaires australes, afin de résoudre certains problèmes scientifiques sur lesquels aucune précision n’était donnée. Un mois plus tard, on apprenait que la mission, comprenant dix membres, serait transportée jusqu’à l’Antarctique par le brise-glaces le Pingouin. Elle disposerait ensuite, pour continuer son voyage, d’un hydravion géant, construit spécialement pour Travel et sur ses plans,Continuer la lecture « Nira — Australe mystérieuse ou Les Deux Reines du pôle / 5 »