Un peu de variété n’est pas pour nuire dans une revue comme la nôtre, aussi sommes-nous heureux de pouvoir présenter aujourd’hui, à nos lecteurs, une amusante « anticipation » due à la plume de M. Tancrède de Visan, dont la personnalité est assez connue dans le monde littéraire pour qu’il nous soit inutile de le présenter à nos amis. Cette journée du 27 mai de l’an 2095 s’annonçait bonne pour Elieth. La tante Dupont venait de mourir. Ce nom de Dupont, à peine remarqué au siècle précédent, étaitContinuer la lecture « Tancrède de Visan, L’odyssée d’une robe de soie en l’an 2095 (1925) »

Un terrible accident est arrivé tout récemment, près de Rome au cours d’expériences entreprises avec un ballon militaire. Ce ballon était amarré au moyen de cordes tenues par des soldats. Pendant le gonflement, un vent assez violent s’éleva. Les soldats avaient toutes les peines du monde à retenir l’aérostat dont la masse offrait une large prise à la bourrasque. Une rafale plus violente les força à lâcher prise et le ballon, devenu libre, partit, enlevant un des bersagliers qui avait eu la malheureuse idée deContinuer la lecture « Dramatique accident : une chute de 300 mètres ! »

Le lieutenant Hankon Quiller, parachutiste renommé en Australie, a trouvé la mort récemment dans des circonstances tragiques. Après avoir survolé Sydney à une grande hauteur, l’officier sauta de l’avion qui le transportait, mais un coup de vent envoya le parachutiste dans une baie proche, laquelle est infestée de requins. Un canot automobile partit aussitôt à son secours, mais lorsqu’il arriva près des débris du parachute, l’aviateur avait disparu, dévoré par les squales. Le Petit journal illustré, 12 février 1928

Arrestation mouvementée Deux cambrioleurs, surpris, à la fin du jour, dans l’escalier d’une maison parisienne, s’élancèrent sur les toits. La police, prévenue aussitôt, les poursuivit. Pendant de longues heures, à la lueur de lanternes sourdes, ce fut une chasse dangereuse le long des pentes glissantes et parmi la forêt des cheminées. Enfin, non sans peine, on se rendit maître des deux malfaiteurs trop hardis. Un de ces derniers soirs, à la tombée de la nuit, le concierge d’une maison de l’avenue de Clichy se trouvaContinuer la lecture « Course-poursuite sur les toits »

Un voyageur inattendu Dans un train traversant le territoire américain, on avait embarqué une cage contenant un lion de forte taille. En cours de route, le fauve parvint, des griffes et des crocs, à ronger sa prison de bois et à s’échapper. L’alarme fut donnée par les voyageurs. On prévint un employé de ménagerie et il fallut à celui-ci trois heures d’effort pour immobiliser l’évadé avec un lasso. Le Petit Journal illustré, 27 janvier 1924 * *        * Un lion en promenadeContinuer la lecture « Les lions sont de sortie »

Tous les Français ont vécu des jours de poignante angoisse en attendant des nouvelles, rares autant que contradictoires, du grand dirigeable emporté par la tempête à travers les infinis du ciel africain. Tous ont également ressenti les anxiétés de l’équipage luttant jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Pendant les quelques jours qui précédèrent la douloureuse nouvelle de la perte du Dixmude, une angoisse secrète plana sur tout le pays. Le sort du grand croiseur aérien préoccupait tous les esprits. On n’avait plus guère d’illusions, mais on s’efforçaitContinuer la lecture « L’agonie du « Dixmude » »

Il n’est question actuellement que de l’invention d’un ingénieur anglais, M. Grindell Matthews : le rayon thermique qui tue à distance et qui arrête le mouvement des moteurs, dans une zone de rayonnement encore restreinte mais susceptible de devenir considérable. M. Grindell Matthews affirme avoir découvert — ce sont ses propres paroles — un rayon électrique capable de détruire dans un espace donné toute trace de vie. « Je puis, ajoute-t-il, mettre le feu à tous les explosifs connus, et, avec la quantité de puissance nécessaire fondreContinuer la lecture « Le rayon qui tue »

La cité Jeanne-d’Arc est une voie étroite de Paris où se pressent des maisons d’aspect misérable. Elle est habitée par une population laborieuse, mais parmi elle se trouvent quelques individus aux allures étranges. C’est là que s’est déroulé l’horrible drame qu’évoque notre grande page en couleurs. Au cinquième étage d’une maison sordide, dans un taudis encombré de meubles boiteux et peuplé de chiens, de chats et d’oiseaux, habitaient l’ouvrir Paul Lefèvre et son amie, Lucie Brunet. Celle-ci, âgée de 52 ans, se faisait appeler Aïcha-la-Voyante.Continuer la lecture « Le crime d’Aïcha-la-voyante »

PREMIER ACTE — LES ÉTRANGLEURS DE HERNIES (La scène représente le refuge des bandits tragiques.) PREMIER BANDIT TRAGIQUE. — Depuis que nous assassinons les gens en étranglant leurs hernies, nous pouvons opérer en toute sécurité. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Les médecins concluent à la mort accidentelle de nos victimes. TROISIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Notre procédé est de tout repos, mais il nous force à ne choisir notre clientèle que parmi les hernieux. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Cela nous oblige à de longues et pénibles enquêtesContinuer la lecture « Un crime sans précédent — Caju (1912) »

POISONS et EMPOISONNEMENTS D’AUTREFOIS Fréquence des empoisonnements féminins — Pourquoi la femme a recours au poison — Le principal motif des empoisonnements dans l’antiquité et à Rome — Comment on pratiquait l’empoisonnement — Légende et vérité — La fable du livre empoisonné et la mort de Charles IX — Les invraisemblances du procédé — Les vêtements empoisonnés — La tragique histoire de M. de Poulaillon — Comment agissait la chemise empoisonnée — Les gants parfumés — Comment agissaient-ils ? — Invraisemblance de la légende — CeContinuer la lecture « La tisane des maris : empoisonneuses d’autrefois »