Un voyageur inattendu Dans un train traversant le territoire américain, on avait embarqué une cage contenant un lion de forte taille. En cours de route, le fauve parvint, des griffes et des crocs, à ronger sa prison de bois et à s’échapper. L’alarme fut donnée par les voyageurs. On prévint un employé de ménagerie et il fallut à celui-ci trois heures d’effort pour immobiliser l’évadé avec un lasso. Le Petit Journal illustré, 27 janvier 1924 * *        * Un lion en promenadeContinuer la lecture « Les lions sont de sortie »

Tous les Français ont vécu des jours de poignante angoisse en attendant des nouvelles, rares autant que contradictoires, du grand dirigeable emporté par la tempête à travers les infinis du ciel africain. Tous ont également ressenti les anxiétés de l’équipage luttant jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Pendant les quelques jours qui précédèrent la douloureuse nouvelle de la perte du Dixmude, une angoisse secrète plana sur tout le pays. Le sort du grand croiseur aérien préoccupait tous les esprits. On n’avait plus guère d’illusions, mais on s’efforçaitContinuer la lecture « L’agonie du « Dixmude » »

Il n’est question actuellement que de l’invention d’un ingénieur anglais, M. Grindell Matthews : le rayon thermique qui tue à distance et qui arrête le mouvement des moteurs, dans une zone de rayonnement encore restreinte mais susceptible de devenir considérable. M. Grindell Matthews affirme avoir découvert — ce sont ses propres paroles — un rayon électrique capable de détruire dans un espace donné toute trace de vie. « Je puis, ajoute-t-il, mettre le feu à tous les explosifs connus, et, avec la quantité de puissance nécessaire fondreContinuer la lecture « Le rayon qui tue »

La cité Jeanne-d’Arc est une voie étroite de Paris où se pressent des maisons d’aspect misérable. Elle est habitée par une population laborieuse, mais parmi elle se trouvent quelques individus aux allures étranges. C’est là que s’est déroulé l’horrible drame qu’évoque notre grande page en couleurs. Au cinquième étage d’une maison sordide, dans un taudis encombré de meubles boiteux et peuplé de chiens, de chats et d’oiseaux, habitaient l’ouvrir Paul Lefèvre et son amie, Lucie Brunet. Celle-ci, âgée de 52 ans, se faisait appeler Aïcha-la-Voyante.Continuer la lecture « Le crime d’Aïcha-la-voyante »

PREMIER ACTE — LES ÉTRANGLEURS DE HERNIES (La scène représente le refuge des bandits tragiques.) PREMIER BANDIT TRAGIQUE. — Depuis que nous assassinons les gens en étranglant leurs hernies, nous pouvons opérer en toute sécurité. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Les médecins concluent à la mort accidentelle de nos victimes. TROISIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Notre procédé est de tout repos, mais il nous force à ne choisir notre clientèle que parmi les hernieux. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Cela nous oblige à de longues et pénibles enquêtesContinuer la lecture « Un crime sans précédent — Caju (1912) »

POISONS et EMPOISONNEMENTS D’AUTREFOIS Fréquence des empoisonnements féminins — Pourquoi la femme a recours au poison — Le principal motif des empoisonnements dans l’antiquité et à Rome — Comment on pratiquait l’empoisonnement — Légende et vérité — La fable du livre empoisonné et la mort de Charles IX — Les invraisemblances du procédé — Les vêtements empoisonnés — La tragique histoire de M. de Poulaillon — Comment agissait la chemise empoisonnée — Les gants parfumés — Comment agissaient-ils ? — Invraisemblance de la légende — CeContinuer la lecture « La tisane des maris : empoisonneuses d’autrefois »

Au coin de la rue de Malte et de l’avenue de la République, dans un hangar qui servit jadis d’abri à la guillotine, les époux Caron avaient depuis de longues années installé un débit de vins fréquenté par les pires gredins des deux sexes. Caron mort, on conseilla à sa femme de vendre la maison ; on lui représentait combien, à son âge, il était dangereux d’avoir affaire à une telle clientèle, mais elle en riait, prétendant pouvoir suffire seule à la besogne et affirmant qu’unContinuer la lecture « Le crime de la rue de Malte »

La République qui vient de disparaître dans une catastrophe qui coûta la vie au Capitaine Marchal, au lieutenant Chauré et aux adjudants Vincenot et Réau, était du type des dirigeables militaires construits par MM. Lebaudy dans leurs ateliers de Moisson. Frère jumeau de la Patrie qui naguère fût, aux environs de Verdun, emportée par un coup de vent, la République était en service depuis le 14 juillet dernier. On se rappelle combien, à la revue de Longchamp, furent admirées ce jour-là l’aisance et la majestéContinuer la lecture « La catastrophe du dirigeable République »

Une épouvantable catastrophe s’est produite sur la ligne du Midi, à peu de distance de Dax. Le Sud-Express, parti de Madrid, traverse cette région des Landes à une vitesse moyenne de plus de 100 kilomètres à l’heure. Par suite d’un affaissement de la voie, près de la petite gare de Saint-Geours, la machine, le fourgon et le wagon-restaurant furent précipités dans un champ voisin où ce dernier wagon fut complètement brisé. Des chaos de bois et de ferraille partaient des cris déchirants. Les malheureux avaientContinuer la lecture « La catastrophe du Sud-Express »

Comment mourut Dmitri Tcherkow par Jacques Bellême Le chef de gare prenait l’apéritif avec le maréchal des logis de gendarmerie au café des Voyageurs, quand il virent passer M. Pinson. Nul ne savait dans la petite ville qu’il était inspecteur de la Sûreté, mais tout le monde le connaissait, car il venait régulièrement, pour ainsi dire, tous les dimanches, rendre visite à sa mère, très âgée, et depuis longtemps retirée à Mainville. On n’ignorait pas que ses occupations le retenaient à Paris, mais c’était tout.Continuer la lecture « Comment mourut Dmitri Tcherkow — Jacques Bellême »