La cité Jeanne-d’Arc est une voie étroite de Paris où se pressent des maisons d’aspect misérable. Elle est habitée par une population laborieuse, mais parmi elle se trouvent quelques individus aux allures étranges. C’est là que s’est déroulé l’horrible drame qu’évoque notre grande page en couleurs. Au cinquième étage d’une maison sordide, dans un taudis encombré de meubles boiteux et peuplé de chiens, de chats et d’oiseaux, habitaient l’ouvrir Paul Lefèvre et son amie, Lucie Brunet. Celle-ci, âgée de 52 ans, se faisait appeler Aïcha-la-Voyante.Continuer la lecture « Le crime d’Aïcha-la-voyante »

PREMIER ACTE — LES ÉTRANGLEURS DE HERNIES (La scène représente le refuge des bandits tragiques.) PREMIER BANDIT TRAGIQUE. — Depuis que nous assassinons les gens en étranglant leurs hernies, nous pouvons opérer en toute sécurité. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Les médecins concluent à la mort accidentelle de nos victimes. TROISIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Notre procédé est de tout repos, mais il nous force à ne choisir notre clientèle que parmi les hernieux. DEUXIÈME BANDIT TRAGIQUE. — Cela nous oblige à de longues et pénibles enquêtesContinuer la lecture « Un crime sans précédent — Caju (1912) »

POISONS et EMPOISONNEMENTS D’AUTREFOIS Fréquence des empoisonnements féminins — Pourquoi la femme a recours au poison — Le principal motif des empoisonnements dans l’antiquité et à Rome — Comment on pratiquait l’empoisonnement — Légende et vérité — La fable du livre empoisonné et la mort de Charles IX — Les invraisemblances du procédé — Les vêtements empoisonnés — La tragique histoire de M. de Poulaillon — Comment agissait la chemise empoisonnée — Les gants parfumés — Comment agissaient-ils ? — Invraisemblance de la légende — CeContinuer la lecture « La tisane des maris : empoisonneuses d’autrefois »

Au coin de la rue de Malte et de l’avenue de la République, dans un hangar qui servit jadis d’abri à la guillotine, les époux Caron avaient depuis de longues années installé un débit de vins fréquenté par les pires gredins des deux sexes. Caron mort, on conseilla à sa femme de vendre la maison ; on lui représentait combien, à son âge, il était dangereux d’avoir affaire à une telle clientèle, mais elle en riait, prétendant pouvoir suffire seule à la besogne et affirmant qu’unContinuer la lecture « Le crime de la rue de Malte »

La République qui vient de disparaître dans une catastrophe qui coûta la vie au Capitaine Marchal, au lieutenant Chauré et aux adjudants Vincenot et Réau, était du type des dirigeables militaires construits par MM. Lebaudy dans leurs ateliers de Moisson. Frère jumeau de la Patrie qui naguère fût, aux environs de Verdun, emportée par un coup de vent, la République était en service depuis le 14 juillet dernier. On se rappelle combien, à la revue de Longchamp, furent admirées ce jour-là l’aisance et la majestéContinuer la lecture « La catastrophe du dirigeable République »

Une épouvantable catastrophe s’est produite sur la ligne du Midi, à peu de distance de Dax. Le Sud-Express, parti de Madrid, traverse cette région des Landes à une vitesse moyenne de plus de 100 kilomètres à l’heure. Par suite d’un affaissement de la voie, près de la petite gare de Saint-Geours, la machine, le fourgon et le wagon-restaurant furent précipités dans un champ voisin où ce dernier wagon fut complètement brisé. Des chaos de bois et de ferraille partaient des cris déchirants. Les malheureux avaientContinuer la lecture « La catastrophe du Sud-Express »

Comment mourut Dmitri Tcherkow par Jacques Bellême Le chef de gare prenait l’apéritif avec le maréchal des logis de gendarmerie au café des Voyageurs, quand il virent passer M. Pinson. Nul ne savait dans la petite ville qu’il était inspecteur de la Sûreté, mais tout le monde le connaissait, car il venait régulièrement, pour ainsi dire, tous les dimanches, rendre visite à sa mère, très âgée, et depuis longtemps retirée à Mainville. On n’ignorait pas que ses occupations le retenaient à Paris, mais c’était tout.Continuer la lecture « Comment mourut Dmitri Tcherkow — Jacques Bellême »

Un mécanicien de Lagny, M. Louis Hurel, âgé de 35 ans, après une bonne journée passée en compagnie d’un de ses parents, habitant rue Ordener, se disposait vers minuit à regagner la gare de l’Est lorsque boulevard de la Chapelle, sous le viaduc du métropolitain ; il fut accosté par cinq femmes qui, avec un ensemble parfait l’entourèrent et lui firent le coup du Père François. Leur victime à terre, les cinq furies avec des trépignements hystériques s’acharnèrent sur lui et lui labourèrent la figure etContinuer la lecture « Apaches en jupons : les femmes à la castagne »

Un ouvrier occupé à une réparation sur l’un des poteaux qui amènent la force électrique dans la commune de Russey a été victime d’un terrible accident. Il se tenait pour effectuer son travail, au moyen de crampons dont ses pieds étaient armés et d’une forte courroie qui lui tenait la taille, et sur laquelle, pour avoir les mains libres il se tenait les reins appuyés. Le courant électrique avait été interrompu jusqu’à une heure déterminée, fixée pour la durée du travail. Absorbé par sa besogne,Continuer la lecture « Drame : un homme brûlé par l’électricité »

UN TRAIN DE VOYAGEURS ARRÊTÉ PAR DES BRIGANDS EN AMÉRIQUE Le métier de détrousseur de diligences fut exercé en Europe avec un certain succès jusqu’au commencement de présent siècle. Mais il est devenu aussi dangereux que peu lucratif. C’est maintenant à des intervalles de plus en plus éloignés que quelques continuateurs de Mandrin et de Cartouche essayent de faire revivre en Turquie et plus rarement en Espagne et jusqu’en Italie ces traditions peu recommandables. Le brigand classique armé de l’escopette, coiffé du large feutre ornéContinuer la lecture « Le brigandage en Amérique — Un train de voyageurs capturé par des bandits »