L’An deux mille En l’An deux mille, il n’y aura plus ni agriculture, ni patrie, ni laboureur, ni viande, ni pain, ni vin Chacun emportera, pour se nourrir, son petit morceau de fécule, sa petite tablette de matière azotée. Discours de M. Berthelot — déjà publié sur ArchéoSF, ici Voici l’ère de la chimie, Qu’annonça monsieur Berthelot. Le vieux soleil, un peu pâlot, Sourit à la plaine endormie. Ne cherchez pas le laboureur : Il est mort avec le vieux monde ; Ne parlez plus de moissonContinuer la lecture « L’An deux mille — Paul Harel (1895) »

Lire le premier épisode 2. Le professeur d’Upsal, quand il vit que j’avais parfaitement repris mes esprits, me montra encore du doigt ces animaux protégés par les vitres de ses armoires, et me dit : — Lequel de ces individus désirez-vous que je rappelle à l’instant à la vie ? Mon savant, en m’adressant cette redoutable interrogation, me sembla transfiguré ; sa voix n’était plus mortale sonans, sa taille grandit, son geste devint superbe, et dans son oeil éclatait un feu surnaturel. Le lieu aidait aux dispositions nouvellesContinuer la lecture « Un Conteur d’Anecdotes. — Histoire d’Elfrid d’Utlange et de Catherine Madden (1844) #2 »

[En 1893, Paul Giniety imagine une suite au célèbre roman d’Edmond About L’Homme à l’oreille cassée publié en 1862. Il en reprend les protagonistes pour imaginer le monde dans un siècle… un monde utopique.] Comme le bon colonel Fougas, après toutes les émotions qu’il avait éprouvées en se trouvant tout à coup, au sortir de sa merveilleuse léthargie, transporté, lui, le héros de 1813, au Gymnase, en plein Paris de 1893, se sentait très fatigué, il demanda la permission de faire un somme. L’homme àContinuer la lecture « Chronique de 1893 : la suite de L’Homme à l’oreille cassée — Paul Giniety »

  M. Thomas, chef de la Sûreté, était dans son cabinet, fort perplexe. Les deux coudes sur son bureau, et la tête entre ses deux mains, il songeait. Ah ça ! est-ce que ça allait durer encore longtemps, cette malchance, et les assassins n’auraient-ils pas bientôt fini de se jouer de lui ? Parole d’honneur, on aurait dit qu’ils le faisaient exprès ! Huit assassinats de suite, et des vrais, des gros, des crimes de fort calibre, de ces beaux crimes qui peuplent de visions horrifiques les rêves desContinuer la lecture « Le Photographe — Joseph Montet »

FANTAISIE HUMORISTIQUE LE TRIOMPHE DE LA SCIENCE  par Joseph Montet (1852-1919) Première publication dans La Science Illustrée n°4 et 5, 22 et 29 décembre 1887, p. 62 à 63 et 76 à 78. Joseph Montet, romancier et nouvelliste, est né à Niort le 16 octobre 1852 et mort le 26 octobre 1919. Ancien élève de l’Ecole normale, il fut professeur de philosophie.    — M. Louis Vernet, de Paris ? fit Nathaniel Simpson en regardant une carte. Attendez ! Il prit sur son bureau un répertoire d’adressesContinuer la lecture « Le triomphe de la science — Joseph Montet (1887) »

Dans le texte du célèbre discours de Marcellin Berthelot prononcé le 5 avril 1894 au banquet de la Chambre syndicale des Produits chimiques se dessine une anticipation heureuse que permettraient les progrès de la chimie.   Messieurs, Je vous remercie d’avoir bien voulu nous inviter à votre banquet et d’avoir réuni dans ces agapes fraternelles, sous la présidence de l’homme dévoué au bien public qui est assis devant moi, les serviteurs des laboratoires scientifiques, parmi lesquels j’ai l’honneur de compter depuis bientôt un demi-siècle, etContinuer la lecture « La chimie de l’an 2000 — Discours de Marcellin Berthelot (1894) »