Un peu de variété n’est pas pour nuire dans une revue comme la nôtre, aussi sommes-nous heureux de pouvoir présenter aujourd’hui, à nos lecteurs, une amusante « anticipation » due à la plume de M. Tancrède de Visan, dont la personnalité est assez connue dans le monde littéraire pour qu’il nous soit inutile de le présenter à nos amis. Cette journée du 27 mai de l’an 2095 s’annonçait bonne pour Elieth. La tante Dupont venait de mourir. Ce nom de Dupont, à peine remarqué au siècle précédent, étaitContinuer la lecture « Tancrède de Visan, L’odyssée d’une robe de soie en l’an 2095 (1925) »

Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! Combien sont-ils, dans l’histoire de la littérature, ceux qui créèrent un genre, exploitèrent un filon qu’ils avaient découvert, et que nul n’avait exploité, dont nul, même, n’avait soupçonné l’existence avant eux ?… Combien sont-ils ? Comptez-les. Jules Verne, dont on va célébrer le centenaire, est incontestablement un des plus originaux parmi ces créateurs. Nos abstracteurs de quintessence, nos coupeurs de cheveux en quatre, nos précieux faiseursContinuer la lecture « Jules Verne le précurseur »

Il n’est question actuellement que de l’invention d’un ingénieur anglais, M. Grindell Matthews : le rayon thermique qui tue à distance et qui arrête le mouvement des moteurs, dans une zone de rayonnement encore restreinte mais susceptible de devenir considérable. M. Grindell Matthews affirme avoir découvert — ce sont ses propres paroles — un rayon électrique capable de détruire dans un espace donné toute trace de vie. « Je puis, ajoute-t-il, mettre le feu à tous les explosifs connus, et, avec la quantité de puissance nécessaire fondreContinuer la lecture « Le rayon qui tue »

Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! C’est grand dommage que Figaro ne soit plus de ce monde. Derrière le vitrage en plomb de sa boutique, il se tiendrait en ce moment de passionnants propos. Car j’imagine que tout Séville ne doit rêver, depuis quelque temps, que de croisières aériennes et de voyages en Amérique par-dessus l’Océan. Ô rencontre singulière !… Beaumarchais fut un des premiers qui crurent à l’avenir de laContinuer la lecture « Par-dessus l’océan »

Tous les dimanches, dans les colonnes d’ArchéoSF, le fameux journaliste Jean Lecoq prend la plume dans la rubrique L’œil de Lecoq ! La science apporte constamment des espérances nouvelles à l’humanité, et fait travailler sans cesse l’imaginaire des hommes. Chacune de ses découvertes émeut ces chercheurs d’avenir, ces « anticipateurs », comme on les a désignés d’un nom nouveau, ces écrivains, ces artistes qui se plaisent à concevoir les possibilités de demain d’après les découvertes d’aujourd’hui, ces visionnaires qui furent, parfois, tel notre grand Jules Verne, des prophètesContinuer la lecture « Anticipations »

Paul, archéologue, ayant obtenu de la Fédération Européenne l’autorisation d’entreprendre des fouilles sur les lieux où s’élevait autrefois Paris, a mis au jour, creusant au flanc de la butte qu’on appelait, en ce temps-là, Montmartre, une sorte d’édifice aux murs décorés de peintures, lesquelles sont, fait-il dire, admirablement conservées. Les choses du passé intéressent peu les gens du vingt-quatrième siècle : il faudrait, pour les connaître et les apprécier, un surcroît d’efforts que chacun répugne à donner. Une extrême aisance étant assurée à tous aujourd’hui, enContinuer la lecture « En 2305… De certaines peintures découvertes dans les ruines de Paris | François Crucy (1905) »

FANTAISIE HUMORISTIQUE LE TRIOMPHE DE LA SCIENCE  par Joseph Montet (1852-1919) Première publication dans La Science Illustrée n°4 et 5, 22 et 29 décembre 1887, p. 62 à 63 et 76 à 78. Joseph Montet, romancier et nouvelliste, est né à Niort le 16 octobre 1852 et mort le 26 octobre 1919. Ancien élève de l’Ecole normale, il fut professeur de philosophie.    — M. Louis Vernet, de Paris ? fit Nathaniel Simpson en regardant une carte. Attendez ! Il prit sur son bureau un répertoire d’adressesContinuer la lecture « Le triomphe de la science — Joseph Montet (1887) »

Jehan Soudan, « Prophéties électriques », Histoires de l’autre monde, moeurs américaines, C. Marpon & Flammarion, 1884   PROPHÉTIES ÉLECTRIQUES   Prenez garde docteur, si vous lui cassiez quelque chose, comme j’ai fait l’autre jour à ce Parisien ! Les journaux électriques feraient un tapage !… — Oh ! il est all right à présent, fit l’autre médecin. Et s’adressant à moi : — Comment vous sentez-vous, monsieur ? — Mon cerveau est lucide, répondis-je, mais qu’est-il donc arrivé ? Il m’a semblé que le Capitole de Washington s’était écroulé sur moi. — Vous faites erreur,Continuer la lecture « Jehan Soudan — Prophéties électriques (1884) »

  II. — Où Célestin Marjolet commence à tenir sa promesse. Un jour de juin dernier, nous tous qui avions dîné avec Célestin Marjolet le jour où il nous fit sa déclaration. nous reçûmes le petit billet suivant : Mon cher incrédule, « Trouvez-vous demain matin au palais de Versailles dans l’antichambre du grand roi et atttendez !!!! Célestin Marjolet. » Cet homme froid et réservé avait mis trois T à attendez et quatre points d’exclamation à la fin de son billet. C’était l’indice d’une grande émotion ! Nous fûmesContinuer la lecture « Albert Robida — Jadis chez Aujourd’hui — Épisode #2 »

Ce feuilleton a été publié pour la première fois dans Le Petit Français Illustré, en 1890. JADIS CHEZ AUJOURD’HUI I. Terribles projets d’un savant méconnu. Mon ami Célestin Marjolet était un homme très fort, un grand savant, cependant il ne pouvait parvenir à se faire prendre au sérieux par le public. Il y avait à cela plusieurs raisons, d’abord il ne mettait pas de lunettes, il portait tous ses cheveux et il avait trente-cinq ans. Or, je vous le demande, quel singulier savant doit êtreContinuer la lecture « Albert Robida — Jadis chez Aujourd’hui — Épisode #1 »